> Archives > Homélie de l’Avent 2016 > Homélie du 3ème dimanche de l’Avent - Année A - 2016

L’évangile de ce jour nous donne toujours la prédication de Jean Baptiste.
Il me semble que les textes de la messe de dimanche dernier, avec notamment le très beau texte d’Isaïe qui annonce les temps messianiques, - et pour rafraîchir votre mémoire il est dit que « la paix sera universelle, le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main »- sont à approfondir : Continuons donc à réfléchir sur les fins dernières, c’est-à-dire le retour du Christ. A cet effet, je pars du texte d’Isaïe que nous venons d’entendre. Celui-ci, comme dimanche dernier, fait un lien immédiat entre la venue du Messie et l’instauration du Royaume de Dieu :
• le Messie :
« On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu »
• le Royaume de Dieu :
« Ceux qu’a libéré le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. »
Cela me permet de parler de notre vie éternelle.
J’espère pour vous que vous ne croyez pas à la réincarnation !
Nous n’avons qu’une vie et, au terme de celle-ci, c’est la rencontre avec DIEU.
Que nous réserve la vie éternelle ?
Faisons un petit parcours catéchétique :
Il y a 3 réalités pour nous après notre mort, à savoir : l’enfer, le purgatoire, le paradis.
1. L’enfer
Je suis convaincu que l’enfer ce n’est pas pour nous. Le pape Benoit XVI, dans son encyclique « Sauvés dans l’Esperance », parle « des personnes en qui tout est devenu mensonge ; des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l’amour. » C’est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent distinguer de façon effroyable des profils de ce genre. Dans de semblables individus, il n’y aurait plus rien de remédiable et la destruction du bien serait irrévocable : c’est cela qu’on indique par le mot « enfer »
Et il a affirmé quelques lignes auparavant :
« La grâce n’exclut pas la justice. Elle ne change pas le tort en droit. Ce n’est pas une éponge ; à la fin, au banquet éternel, les méchants ne siègeront pas indistinctement à table à côté des victimes, comme si rien ne s’était passé » !
Vous comprendrez aisément que pour nous, qui certes sommes des pécheurs, mais qui essayons de vivre notre vie de baptisés, l’enfer n’est pas pour nous.
2. La deuxième réalité c’est le purgatoire
Le catéchisme de l’Eglise catholique est des plus explicites :
« L’Eglise appelle purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur ». Catéchisme de l’Eglise catholique n°1030
Ainsi le cardinal Ratzinger dans un livre sur les fins dernières affirme, parlant du purgatoire :
« Ce n’est pas une sorte de camp de concentration dans l’au-delà où l’homme devrait subir des châtiments qui lui seraient imposés d’une manière plus ou moins positive, c’est plutôt le processus interne et nécessaire de transformation de l’homme, par lequel ce dernier devient capable du Christ, capable de Dieu ». Pour mieux comprendre ce texte je vous redis une citation du catéchisme n° 1030 :
« Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel ».
Je compare souvent le purgatoire à la souffrance qu’éprouvent deux êtres qui s’aiment et qui sont fiancés, qui ne cohabitent pas et qui attendent avec désir et joie le jour de leur mariage où ils seront enfin unis.
C’est-à-dire que le purgatoire est un temps de désir de Dieu et de purification de notre être.
3. Enfin le paradis
« Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient tel qu’il est »
« Cette vie parfaite avec la très sainte Trinité, cette communion de vie et d’amour avec elle, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux est appelée le ciel ; celui-ci est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur est définitif. »

En conclusion :
« Vivre au ciel c’est être avec le Christ » Cat N° 1023 et 1024
J’aime beaucoup ce principe de la déification !
Pour cela, je pars de la 1ère lettre de saint Jean ch.3 v.2
« Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’Il est, et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur »
Je vous livre encore une citation du catéchisme :
« Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu » et le catéchisme reprend la citation de saint Paul : « Parce qu’ils LE voient tel qu’IL est face à face »
Pour conclure, nous savons qu’il y a des états de purgatoire différents, en fonction de notre vie terrestre.
Mais pour nous, notre espérance c’est le Paradis !

SPIP | mentions légales | | Suivre la vie du site RSS 2.0