> Archives > Homélies sur le chapitre 6 de St Jean > Homélie du 17ème Dimanche du T.O. 26/07/15

De ce dimanche jusqu’au dimanche 23 aout nous lirons l’Évangile de saint Jean
Pour deux raisons
La première est que l’Évangile de saint marc est court et ne peut couvrir toute l’année liturgique
La seconde c’est que l’Église dans sa grande sagesse va nous faire lire l’intégralité du discours sur le pain de vie, en lien avec la multiplication des pains
Comme vous le savez Saint Jean ne relate pas la cène, et la remplace par le lavement des pieds
Par contre Saint Jean, après la multiplication des pains nous en donne toute sa théologie et toute sa spiritualité
dans la première partie de cet Évangile, il y a 5 pains et 2 poissons et Jésus va à partir d’eux nourrir une foule nombreuse
nous pouvons dire que l’homme a trop peu et que Dieu offre en quantité surabondante
en effet à partir de cinq pains après le rassasiement de plusieurs milliers de personnes il en est resté 12 corbeilles
et ces 12 corbeilles sont me semble-t-il, données symboliquement aux 12 apôtres
mais ceux ci ne sont pas chargés de gérer les restes d’un festin
car chacun des 12 apôtres est chargé de gérer sa corbeille
mais il faut aller plus loin
pour Jésus cette multiplication des pains annonce l’Eucharistie,
ces paniers de pain ne vont-ils pas se multiplier à l’infini jusqu’à la fin des temps ces 12 apôtres c’est l’Église
c’est l’Église qui ne possède plus la réalité du pain de ce repas champêtre
c’est l’église qui chaque jour, inlassablement, jusqu’à la fin des temps, célèbre la messe
c’est l’Église qui rassemble les baptisés chaque dimanche pour leur donner le pain de la vie, le corps de Jésus ressuscité
l’église réalise la transsubstantiation
désormais, les ciboires, paniers de notre temps, renferment un pain qui est devenu le corps du Christ
le corps de Jésus n’est pas fractionné mais est rendu présent, dans la totalité de son être en tout lieu et en tout temps
c’est la vie de Jésus donnée en abondance
mais à la multiplication des pains, nous ne sommes pas encore à la Sainte Cène, nous sommes en face de la réalité d’un Dieu qui nourrit son peuple
aujourd’hui Jésus nourrit cette foule comme son Père a nourri le peuple hébreu dans le désert
mais la manne, mais les pains et les poissons de cet Évangile ne sont qu’une nourriture temporelle, avec sa finitude
cette nourriture nourrit le corps et non l’âme
nous sommes en face d’un signe et non pas d’un sacrement
c’est le signe, comme je viens de le dire, d’un Dieu qui est des plus généreux quand il se donne sans compter
il faudra attendre la Sainte cène au cours de laquelle, Jésus célébrera sa pâque son ultime pâque
après la multiplication des pains, la foule suit Jésus et affirme
« c’est vraiment Lui le prophète annoncé, celui qui vient dans le monde « 
Reprenons l’épisode de la multiplication des pains
ces 12 corbeilles existent toujours symboliquement dans l’Église
il ne faut pas les chercher dans une matérialité
car elles sont désormais le signe de l’Église, chargée de donner non pas un morceau de pain comme dans le désert,
ces 12 corbeilles renferment le trésor le plus précieux, à savoir Jésus lui-même, dans le Saint sacrifice de la messe
l’Église est le tabernacle de Jésus lui-même
l’Église est la sainte table où tous sont invités
mais les invités ont-ils la robe des noces ?
Nous mangeons le corps du Christ pour avoir en nous la vie éternelle
Et d’eucharistie en eucharistie notre être tout entier est transformé
parce que en réalité c’est l’inverse qui se produit
ce n’est pas nous qui recevons Jésus
c’est Jésus lui-même qui se saisit de nous et qui nous assimile à son être, à sa divinité
Jésus continu de dire a ses prêtres
« donnez-leur vous-mêmes à manger »
mais les prêtres ne sont pas là pour donner l’antique manne, les pains et les poissons de la multiplication des pains
ils sont chargés de donner une nourriture qui donne la vie éternelle
ils donnent le pain des anges
ils donnent Jésus en nourriture
soyons toujours affamés et assoiffés de Dieu
alors que les oraisons ne changent pas d’une année à l’autre
par le plus grand bonheur l’oraison qui conclut cette messe met en valeur ce mystère
« nous avons communié, Seigneur, à ce sacrement, mémorial de la passion de ton Fils ; fait servir à notre salut le don que lui-même nous a légué dans son immense amour »

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