Notre vie
La règle de St Benoit
La première activité du baptisé est de chercher Dieu.
Cependant…
saint Benoît ne présente-t-il pas Dieu en quête de l’homme ? "Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la multitude du peuple à laquelle il fait entendre [ses] appels, dit encore : ’Quel est celui qui désire la vie et souhaite voir des jours heureux ?’ " (Règle de st Benoît prologue 14-15)
Nous avons voué notre vie à répondre à Dieu qui ne cesse de nous appeler.
Notre responsabilité est d’écouter la voix du Père afin de revenir à Lui,
et de nous mettre en route jour après jour en suivant Jésus sur son chemin d’obéissance et d’humilité, animées par l’Esprit Saint.
C’est à cette fin qu’est concrètement organisée notre vie.
Elle repose sur trois piliers
Premier pilier : la prière
Office Divin (Prière communautaire) et prière personnelle
"Que rien ne soit préféré à l’œuvre de Dieu" (RB 43, 3)
La prière est l’axe autour duquel s’organise chaque journée,
Les Offices et les temps de lectio divina et d’adoration rythment le temps.
Vous êtes invités à venir prier avec nous
Les Offices :
6h15 : Matines, prière de la nuit [1]
8h30 : Laudes, prière de louange du matin
13h30 : None, prière de l’après-midi
18h : Vêpres, prière du soir suivie de l’adoration du Saint Sacrement - ouvert à tous
20h30 : Complies, prière au début de la nuit
Messe
Nous avons choisi de nous implanter en milieu rural où les prêtres sont peu nombreux, et d’y être une présence de prière. Lorsqu’un prêtre est en repos ou de passage au prieuré, l’Eucharistie (Messe) est célébrée dans notre chapelle ; sinon, nous nous rendons dans le village de notre paroisse où une Messe est célébrée.
Les frères doivent consacrer certaines heures au travail des mains et d’autres à la lecture des choses divines (lectio divina). (Règle de saint Benoît, ch.48, 1) »
Deuxième pilier de notre vie : le travail
Ils sont vraiment moines s’ils vivent du travail de leurs mains à l’exemple de nos pères et des Apôtres » (Règle de saint Benoît, ch. 48, 8)
Le travail tient une place importante dans la pédagogie monastique. Il permet de conserver un bienfaisant équilibre d’esprit et de corps, de subvenir aux besoins de la communauté, et de s’associer, à la suite de Jésus lui-même, des Apôtres et des moines des siècles passés, à l’œuvre du Créateur.
Il y a d’abord les tâches domestiques, que les sœurs assument comme dans toute maison : le ménage, la cuisine, la gestion administrative, la préparation de la liturgie, etc.
Nous assurons également l’accueil des hôtes qui sont reçus comme le Christ et ne manquent jamais au monastère (Règle de saint Benoît 53).
Nous avons choisi de vivre d’une manière sobre, potager qui assure les légumes de la communauté, faire des confitures
Troisième pilier de notre vie : la vie fraternelle
Saint Benoît nous appelle à vivre dans une ardente charité (RB 72, 3). La communauté est un des lieux où l’on trouve le Christ, où on marche à Sa suite et où on Le sert.
La vie fraternelle suppose l’obéissance mutuelle, le service, la disponibilité et l’attention à l’autre, la délicatesse de l’affection fraternelle. Elle se manifeste dans tous les détails de la vie quotidienne.
La contribution décisive de la vie consacrée est attendue, en raison de sa vocation spécifique à la vie de communion dans l’amour.
« Aux personnes consacrées — lit-on dans Vita consecrata —, il est demandé d’être véritablement expertes en communion et d’en pratiquer la spiritualité, comme témoins et artisans du projet de communion qui est au sommet de l’histoire de l’homme selon Dieu ». (Repartir du Christ 28)
Mais qu’est-ce que la spiritualité de la communion ?
Par des paroles incisives, capables de renouveler les rapports et les programmes, Jean-Paul II enseigne :
« Une spiritualité de la communion consiste avant tout en un regard du cœur porté sur le mystère de la Trinité qui habite en nous, et dont la lumière doit aussi être perçue sur le visage des frères qui sont à nos côtés ».
Et également :
« Une spiritualité de la communion, cela veut dire la capacité d’être attentif, dans l’unité profonde du Corps mystique, à son frère dans la foi, le considérant donc comme “l’un des nôtres” ».
De ce principe dérivent avec une logique implacable plusieurs conséquences de la façon de sentir et d’agir : partager les joies et les souffrances des frères ; deviner leurs désirs et prendre soin de leurs besoins ; leur offrir une amitié véritable et profonde.
La spiritualité de la communion est également la capacité de voir surtout ce qu’il y a de positif dans l’autre, pour l’accueillir et le valoriser comme un don de Dieu ; c’est savoir donner une place à son frère, en portant ensemble les fardeaux les uns des autres. Sans ce cheminement spirituel, les moyens extérieurs de la communion serviraient à bien peu de chose. (Repartir du Christ 29)
La miséricorde dans la règle de saint Benoît
Elle est présente en filigrane dans toute la vie du moine, sous la forme de l’attention à chacun pour qu’il ne s’arrête jamais en route mais continue à courir sur la voie de l’amour.
"Ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu" (RB 4, 74) ni pour soi ni pour les autres.
Dans ce temps où Dieu veut répandre Sa miséricorde, notre Famille bénédictine désirent adorer Jésus dans Son Eucharistie, accueillir et annoncer les flots de miséricorde jaillissant de Son Cœur.
La communauté est implantée dans un milieu rural pour être une petite braise de prière là où les prêtres sont peu nombreux, et permettre à ceux qui le souhaitent de venir se ressourcer dans le silence et la solitude.
